En circulant dans l’une des rues principales de mon quartier, une encore ponctuée de commerces et de petites maisons d’habitation désuètes, je m’interrogeais sur la pérennité de ces dernières.

- Certes, quelques-unes ont été astucieusement retapées avec, ici, ajout de capucines.
Mais d’autres, mises en vente et sans véritable intérêt architectural, allaient nécessairement être détruites, rasées, remplacées par un bâtiment d’habitation (R+2 ou 3) avec commerces au rez-de-chaussée…

- Du coup, j’ai photographié cette maison biscornue que je longe pratiquement tous les jours.
Les mois ont passé sans qu’il ne se passe grand chose puis, cet après-midi, il ne restait plus que cela…!

- Un frigidaire et une cuvette de WC, ultimes témoins d’une vie passée…
Alors, certes, ces images n’ont pas l’intérêt des reportages de la Fondation Iris - Pour sauvegarder la fragile beauté du monde (quoique !) mais c’est un rappel des mouvements de mon quartier.
Oui, la transformation des paysages naturels est en cours sous la pression démographique, l’exploitation sans fin des ressources et le changement climatique mais il n’est pas vain de se souvenir que cette transformation se joue également dans les zones urbaines. Là même où nous habitons…
À suivre…
Ce qui suit en citation est un simple copier/coller de la notice consacrée à Étienne Albrieux et disponible en entier sur le site du Musée d’Allevard. Comme il n’y a pas de notice sur Wikipédia, cet emprunt…
Étienne Albrieux est né le 2 juillet 1891 à Annecy, où il passe une partie de son enfance. En 1903, il quitte sa ville natale pour Lyon, afin de continuer ses études et il intègre le Lycée Ampère dans le but de devenir professeur.
Héritier d’une famille d’artistes, il hante les musées lyonnais et se découvre une passion pour la peinture. Il prend alors des cours de peinture avec le maître Tony Tollet qui enseigne au petit collège de Lyon. Sa vocation est toute tracée et il rejoint les Beaux Arts de Lyon, ayant pour compagnon Raoult Servant ou Louis Bertola. Très vite, il part rejoindre les Beaux Arts de Paris et ses efforts sont couronnés par des médailles de bronze, d’argent et de vermeil.
Malheureusement, la 1ère guerre mondiale brise net le cours de sa carrière. Mobilisé, il part très vite sur les champs de bataille en Alsace, se retrouve à Verdun puis en Belgique. Blessé, il obtient la croix de guerre et la médaille militaire.
À la fin de la guerre, il épouse Madeleine Lamachère et le couple vient s’établir à Saint Pierre d’Allevard, où vit la famille natale de Madeleine. Étienne Albrieux entre alors aux Forges d’Allevard. Deux enfants vont naître de cette union : Agnès en 1921 et Gérard en 1922. Et dès 1923, les forges d’Allevard vont fournir un appartement de fonction à la famille.
Étienne Albrieux expose régulièrement aux thermes d’Allevard, au Salon de l’ouest Lyonnais et envoie des œuvres à la société des amis des Arts de Grenoble, dont il est membre. Son inspiration est principalement tournée vers son pays d’adoption. Il réalise de nombreuses œuvres peintes au couteau qui traduisent sa passion pour les sommets de Belledonne et des Écrins, comme le lac des Sept Laux, le village du Chazelet, la Meije, le village de Pinsot sous la neige, et pour les paysages de son enfance, le lac d’Annecy…
La montagne prend alors toute sa dimension esthétique. Épris de montagne et de paysages, Étienne Albrieux entraîne sa famille vers les alpages ou les plus hauts sommets afin de pouvoir réaliser ses œuvres (photographies et tableaux).
Il produit alors un très grand nombre d’œuvres qui feront la joie des collectionneurs et amateurs d’art pictural. Jusqu’à son décès, le 31 mai 1962, il restera attaché au pays d’Allevard.
Il laisse derrière lui une œuvre abondante et variée : peintures sur carton, sur toile, dessins, croquis, sculptures…
Pourquoi ce billet…?
Parmi les rares choses que nous avons conservé de Marguerite en 2007, ces cinq grands tableaux signés Étienne Albrieux, artiste local d’Allevard.
Cela s’explique aisément, Margo séjournait régulièrement dans cette région, adorant marche et montagne.
Ensuite, une passion pour la photo, les arts et, qui sait, une proximité inconsciente entre l’histoire personnelle de ce peintre et celle de son propre père.
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Mardi, j’ai pris deux minutes pour photographier au iPhone ces toiles qui prennent la poussière. Et après les avoir proposées au musée cité plus haut, l’idée de vous faire découvrir ce peintre me semble sympathique.
Dont acte.
C’est le principal intérêt de YouTube à mes oreilles et à mes yeux, celui de redécouvrir des personnes qui ont bercé ma jeunesse, parfois brièvement (j’avais 23 ans en 1976 et entendu Nina Simone je ne sais où…). Ou mettre un sourire sur des chansons que je connais par cœur comme celles de Brassens.
Comme la tempête (Eléonore, bien plus forte que Carmen) secouait mon logis, j’ai préféré retrouver quelques enregistrements de Nina Simone sur iTunes avant de finir sur YouTube, ne trouvant pas trace de ceux de Montreux hormis un extrait.

Que vous dire ? Fabuleuse pianiste (oui, c’est bien elle qui s’accompagne), c’est une chanteuse exceptionnelle.

Bref, avec Sarah Vaughan que j’ai entendue en 1985 à Paris, ce sont deux jazzwomen que j’apprécie au plus haut point.
Aussi, pour démarrer 2018 et pendant que certains cherchent à savoir qui a le plus gros… bouton, passez un moment étonnant. Oui, elle est totalement perchée mais quelle présence, talent…
En revanche, je ne suis (…du verbe suivre) aucun YouTubers.
Note de fin : il doit bien exister un enregistrement complet de ce Montreux 76 et dommage de ne pourvoir y accéder…